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MPS III (Sanfilippo A,B,C et D)

Comprendre

Décrite en 1963 par le pédiatre américain Sylvester Sanfilippo, la maladie de Sanfilippo (ou sous son terme scientifique : mucopolysaccharidose de type III (MPS III)) est une affection génétique rare qui fait partie des maladies de surcharge lysosomale.

Elle est due à une accumulation anormale de molécules de type sucré (sucre = saccharose >> maladie de type mucopolysaccharidose) dans les cellules de l’organisme, plus particulièrement celles du cerveau.
La maladie de Sanfilippo est divisée en quatre sous-types qui présentent tous des symptômes similaires. En revanche sur le plan biochimique ils sont différents. Chaque sous-type est déterminé en fonction de l’enzyme qui est absente ou déficitaire.
On distingue ainsi :

  • la mucopolysaccharide de type III A (Sanfilippo A)
  • la mucopolysaccharide de type III B (Sanfilippo B)
  • la mucopolysaccharide de type III C (Sanfilippo C)
  • la mucopolysaccharide de type III D (Sanfilippo D)

Quelles enzymes interviennent dans la maladie de Sanfilippo ?
Il y a quatre enzymes qui interviennent dans cette maladie. L’absence de l’une d’entre elles est responsable d’un sous-type de la maladie :

  • l’héparane-N-sulfatase ou héparane sulfamidase est déficitaire dans la MPS III A
  • l’alpha-N-acétylglucosaminidase est déficitaire dans la MPS III B
  • l’acétyl-CoA:alpha-glucosaminide-N-acétyltransférase est déficitaire dans la MPS III C
  • N-acétylglucosamine-6-sulfatase est déficitaire dans la MPS III D

Lorsqu’une de ces quatre enzymes est absente, cela provoque une accumulation d’héparane sulfate dans les lysosomes.
Ce dysfonctionnement est dû à des mutations dans le gène correspondant à l’enzyme en question. Ces mutations génétiques font que l’enzyme n’est pas ou peu fabriquée. Ces quatre enzymes interviennent à différents niveaux de dégradation mais si l’une d’elles est absente ou défectueuse, les conséquences sont les mêmes.

Comment se transmet la maladie de Sanfilippo ?
La transmission de cette maladie se fait sur un mode autosomique récessif. Les deux parents sont "porteurs sains" et transmettent leurs deux gènes mutés à l’enfant.

Quels sont les symptômes ?
Généralement, les premiers symptômes surviennent avant 6 ans.
Dans un premier temps, ce sont les troubles du comportement et les problèmes de concentration qui vont interpeller les parents. Hyperactivité, irritabilité, agressivité et anxiété sont par exemple souvent observées. L’enfant peut aussi avoir un retard du développement du langage. Dans ce cas, quelques difficultés à articuler et à acquérir le langage c’est-à-dire la capacité à associer deux mots, sont rencontrées. Par ailleurs, certains enfants présentent des troubles du sommeil qui peuvent être parfois importants. D’autres, au contraire, ne sont absolument pas concernés par ce symptôme. Les infections du nez, des oreilles et de la gorge sont quant à elles fréquentes chez la majorité des patients. Ces premiers symptômes évoluent ensuite progressivement et plus ou moins rapidement en fonction des individus.
Les symptômes et signes physiques sont peu visibles dans les premières années, mais vont progressivement évoluer. On pourra notamment noter chez les patients des traits du visage un peu plus épais et une implantation épaisse de cheveux et sourcils.

Dans un second temps, les enfants sont généralement plus calmes. Ils peuvent toutefois développer pour certains une épilepsie. Les troubles du sommeil peuvent être quant à eux toujours présents. Les patients sont alors dans une phase relativement stable et plus ou moins longue selon les personnes et le sous-type de la maladie.

Dans un troisième temps, un net avancement de l’atteinte neurologique est observé. Les acquisitions psychomotrices diminuent progressivement avec la perte de la marche et de la station assise. Des complications orthopédiques peuvent aussi aggraver la difficulté de déplacement des patients. Il peut y avoir par ailleurs un affaiblissement de la vue et de l’ouïe ainsi que des troubles de l’alimentation et du transit. La communication orale est de plus en plus affectée.

Souvent dû à des complications respiratoires, le décès peut arriver vers la fin de la deuxième décade mais certaines personnes vivent plus de 50 ans. L’âge du décès est très variable suivant les individus et le sous-type de mucopolysaccharidose de type III.

Quels sont les traitements ?
Jusqu’à ce jour, aucun traitement spécifique n’a été mis au point mais plusieurs sont actuellement à l’étude. Des essais clinique de thérapie génique sont en cours pour la maladie de Sanfilippo A et Sanfilippo B. Sinon seuls des traitements symptomatiques sont aujourd’hui disponibles et peuvent avoir un effet bénéfique sur le comportement, le sommeil, des douleurs neuropathiques, etc ...

Combien de personnes sont atteintes de la maladie ?
Même si elle reste rare, la maladie de Sanfilippo est la plus fréquente des mucopolysaccharidoses. En France, elle concerne aujourd’hui moins d’une naissance sur 100 000. Le nombre de nouveaux cas observés dans la population diffère toutefois selon le sous-type. Ainsi, la MPS III A a 0,48 nouveaux cas ; la MPS III B et MPS III C, 0,15 et la MPS III D, 0,04.
Ces sous-types sont par ailleurs plus fréquents dans certaines populations. Par exemple, la MPS III A est plus fréquente en Europe du Nord alors qu’elle est absente en Grèce, où c’est la MPS III B qui prédomine.

Diagnostic

D’après les témoignages des parents d’enfants malades, c’est lorsqu’ils constatent un retard de langage durant les années préscolaires de leur enfant, qu’ils commencent à s’inquiéter. Ce retard n’est pas uniquement constaté dans la maladie de Sanfilippo mais il fait partie des principaux symptômes observés. Le langage, s’il a été acquis, et la compréhension se dégradent également peu à peu et plus ou moins lentement selon les personnes.

C’est l’observation d’un ensemble de symptômes qui doit conduire le médecin à envisager une maladie de Sanfilippo. Le diagnostic de la maladie de Sanfilippo ne pourra être posé qu’après une mesure de la concentration d’héparane sulfate dans les urines. En cas de maladie, une concentration d’héparane sulfate plus importante est détectée.

Ce diagnostic est ensuite confirmé par un dosage enzymatique dans les leucocytes ou les fibroblastes pour les quatre sous-types ou dans le sérum pour la MPS III B. Cela permet de constater un déficit ou une absence d’activité de l’une des quatre enzymes. Cette étape est indispensable pour confirmer le diagnostic et préciser le sous-type.

Toutefois, pour les MPS III A et D, la mesure de l’activité d’autres sulfatases est essentielle pour exclure une autre maladie lysosomale, la maladie d’Austin, qui est justement due à un déficit en sulfatases.

Le sous-type étant suggéré, ce sont des analyses génétiques qui vont, à ce stade, confirmer la maladie. Une recherche de mutations sur le gène codant l’enzyme en question est effectuée.

Pour obtenir une détection fiable des "porteurs sains" dans les familles, l’identification des mutations chez le malade est importante. Plus de 70 mutations sur le gène codant l’héparane sulfamidase ont aujourd’hui été identifiées.

Un diagnostic précoce suivi de soins appropriés joue un rôle important sur la qualité de vie des patients. Cela peut même parfois ralentir ou prévenir le développement de dommages irréversibles.

Toutes les étapes du diagnostic sont importantes pour être certain que la personne soit bien atteinte de la maladie de Sanfilippo.

Existe-t-il un dépistage de la maladie de Sanfilippo ?
Un test génétique est en effet possible. Il sera proposé aux couples ayant déjà un enfant malade (ou famille à risque dû à des antécédents), permettant ainsi d’envisager une grossesse en toute sécurité. Le test peut aussi permettre de diagnostiquer précocement la fratrie d’un enfant malade.

>> Pour les couples ayant déjà eu un enfant atteint (ainsi que les couples où chacun a été dépisté comme porteur sain et les familles à risque dû à des antécédents) peuvent bénéficier du diagnostic prénatal. Il est actuellement réalisé par un test génétique.
Il est donc indispensable d’avoir au préalable identifié les mutations en cause chez le(s) malade(s), et vérifié que les deux parents demandeurs du diagnostic prénatal soient chacun porteur d’une des mutations familiales (qui peuvent être différentes ou identiques). Il est donc souhaitable de réaliser ces études dès le diagnostic du malade. Dans ces conditions, le résultat est fiable, sous réserve que l’on ait pu vérifier que les cellules qui ont servi à extraire l’ADN utilisé pour le test sont bien celles du fœtus et non celles de la mère (test complémentaire indispensable).

>> Pour la fratrie, il est possible de dépister cette maladie chez les personnes à risque (frères et sœurs du malade) avant qu’elle ne se déclare. Les tests génétiques permettent d’identifier dans la famille du malade les porteurs sains et les personnes atteintes de la maladie qui n’auraient pas encore développé les symptômes. En cas de résultats positifs, ce dépistage et diagnostic précoces vont permettre une meilleure prise en charge et limitation des symptômes mais en l’absence de traitement spécifique, ils n’assurent pas une guérison.

Sur le plan génétique, qui est atteint de la maladie de Sanfilippo ?
La maladie de Sanfilippo est une maladie génétique dite autosomique récessive.
Notre matériel génétique fonctionne par paire. Le malade possède deux copies défectueuses sur l’un des quatre gènes impliqués dans la maladie de Sanfilippo. Ces deux gènes défectueux lui ont été transmis par ses parents, qui possèdent eux un seul gène défectueux, c’est pourquoi ils sont dits "porteurs sains". Dans ce cas, le gène muté du père doit être le même que le gène muté de la mère. Par exemple, si les deux parents transmettent chacun une copie altérée du gène impliqué dans la MPS III B, alors leur enfant sera atteint de la MPS III B.
Au contraire, si les parents portent chacun une mutation différente, il n’y a aucun risque pour les enfants de développer la maladie de Sanfilippo. En effet, le gène muté du père (sur un seul chromosome de la paire) est différent de celui de la mère. Les enfants peuvent être porteurs sains pour les deux sous-types en question ou pour l’un ou l’autre des deux sous-types. Par exemple, si le père transmet une copie altérée du gène impliqué dans la MPS III A et si la mère transmet une copie altérée du gène impliqué dans la MPS III D, leur enfant sera porteur sain pour ces deux sous-types et ne développera donc ni la MPS III A ni la MPS III D.

Traitements

Des essais clinique de thérapie génique sont en cours pour la maladie de Sanfilippo A et Sanfilippo B.

Sinon pour l’instant, seuls des traitements symptomatiques sont disponibles. Ils sont indispensables pour essayer d’améliorer la qualité de vie du malade et de ses proches.
Des médicaments sont ainsi utilisés pour traiter les divers troubles : problèmes neurologiques (antidépresseurs, antiépileptiques, antipsychotiques, myorelaxant…), troubles du sommeil, etc.
Dans quelques cas, une dérivation du liquide céphalo-rachidien a permis d’améliorer des troubles du comportement réfractaires au traitement pharmacologique.

Une prise en charge non médicamenteuse est également possible. Souvent mal acceptés, des appareillages orthopédiques et des soins de kinésithérapie pour entretenir les articulations sont nécessaires. Ils permettent en effet de préserver la mobilité de l’enfant le plus longtemps possible. Par ailleurs, si l’enfant a des problèmes auditifs, il peut y avoir un certain temps d’adaptation pour qu’il tolère l’appareil. D’autre part, s’il a besoin de soins dentaires, une anesthésie lui est généralement faite. Cela permet en effet de prendre toutes les précautions pour garantir le bon déroulement de la séance. D’une manière générale, la personne doit être régulièrement vue par le médecin qui adaptera le traitement en fonction de l’état du patient.

Il a été observé par expérience que la stimulation régulière et continue de l’enfant est aussi un moyen de ralentir les pertes d’acquisition.

Plusieurs traitements spécifiques sont actuellement à l’étude comme :

  • la thérapie de réduction du substrat de l’enzyme déficiente. Elle correspond à l’utilisation de Génistéine qui a plusieurs activités biologiques qui pourraient être impliquées dans l’effet positif observé lors de son utilisation dans les études précliniques.
  • la transplantation de cellules souches hématopoïétiques
  • la thérapie génique. Des essais cliniques pour la MPS III A et la MPS III B sont actuellement menés. Ils consistent à injecter dans le cerveau, par neurochirurgie, une certaine concentration d’un vecteur contenant le gène correct de l’enzyme impliquée dans le sous-type en question. L’objectif premier est d’évaluer la tolérance et l’innocuité de ce traitement.
  • la thérapeutique enzymatique substitutive par voie intrathécale. Elle correspond à l’injection de l’enzyme déficiente au niveau de la colonne vertébrale dans le liquide céphalo-rachidien via un dispositif mis en place de type port-à-cath (boîtier implanté sous la peau). Des essais cliniques pour la MPS III A sont actuellement en cours pour vérifier l’innocuité de ce type de traitement. La thérapeutique enzymatique substitutive par voie intraveineuse n’est pas disponible car l’enzyme manquante ou déficiente ne peut pas traverser la barrière hémato-méningée qui est un filtre extrêmement sélectif qui protège normalement le cerveau des agents pathogènes et des toxines du sang.

Quand ces traitements doivent-ils débuter ?
Pour être totalement efficaces, ces traitements doivent être commencés avant qu’il y ait des dommages irréversibles du système nerveux central (troubles neurologiques). Si un retard de développement est observé, le système nerveux central est déjà touché. Un diagnostic précoce est donc indispensable.

VML, votre association

>> Retrouvez d’autres parents et patients au sein du Groupe VML-Sanfilippo.
Si l’une des forces de VML est de fédérer l’ensemble des maladies lysosomales, les parents et patients concernés par la maladie de Sanfilippo peuvent aussi se retrouver plus spécifiquement dans le "groupe patho VML-Sanfilippo". Réunis autour d’un référent volontaire, les participants ont pour habitude de partager et d’échanger par mail leurs expériences, leurs informations, etc. Le groupe peut aussi être porteur d’un projet spécifique et son activité est liée à l’action des membres du groupe. Chacun peut être actif et intervenir à tout moment de l’année. Les membres se rencontrent généralement à l’occasion du week-end annuel de VML qui a lieu en mai, ou lors d’une journée spécifique Sanfilippo.

>> Le livret génétique et transmission dans la maladie de Sanfilippo
Un livret VML sur la maladie de Sanfilippo est disponible sur simple demande à l’association. Il regroupe tout ce qu’il faut savoir sur la maladie (symptômes, traitements, diagnostic, transmission...).

>> Des fiches d’information
Parce qu’un certain nombre de questions reviennent fréquemment sur le plan social, VML édite des fiches d’informations pour aider ses adhérents dans leur quotidien (sécurité sociale et complémentaire, la PCH en établissement, droits MDPH, passage enfant-adulte...).

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Témoignages

Professionnel

Mise en garde : Les informations figurant dans cette fiche détaillée sont rédigées par un ou plusieurs experts. Elles sont destinées aux professionnels de la santé. Il est donc important d’analyser ces informations avec son médecin traitant, à la lumière de sa propre situation.

La maladie de Sanfilippo ou mucopolysaccharidose de type III (MPS III) est une maladie de surcharge lysosomale, du groupe des mucopolysaccharidoses, caractérisée par une dégradation intellectuelle sévère et rapide. Cette maladie est constituée de quatre sous-types cliniquement proches mais biochimiquement distincts.

La maladie est sous-diagnostiquée (dysmorphie généralement peu marquée) ; c’est la plus fréquente des mucopolysaccharidoses en Hollande et en Australie avec une prévalence respective de 1/53 0000 et 1/67 000. La fréquence des différents sous-types varie selon les pays : sous-type A plus fréquent en Angleterre, Hollande et Australie, et sous type B plus fréquent en Grèce et Portugal, les types IIIC et IIID étant beaucoup plus rares.

Source : Atlas Médical VML- Docteur Bénédicte Héron, Professeur Irène Maire - Docteur Roseline Froissart - Février 2007

Métabolisme - Pathogénie - Génétique

Les enzymes déficitaires sont :

  • l’héparane-N-sulfatase ou héparane sulfamidase pour la MPS IIIA,
  • l’alpha-N-acétylglucosaminidase pour la MPS IIIB,
  • l’acétyl-CoA :alpha-glucosaminide-N-acétyltransférase pour la MPS IIIC,
  • la N-acétylglucosamine-6-sulfatase pour la MPS IIID. Ces quatre enzymes sont indispensables pour la dégradation de l’héparane sulfate. Le déficit enzymatique entraîne donc une accumulation d’héparane sulfate dans les lysosomes de l’organisme, notamment du cerveau et son excrétion anormale dans les urines où il peut être détecté. Les gènes de trois de ces quatre enzymes ont été localisés et clonés (celui de la MPS IIIA en 17q25.3 ; celui de la MPS IIIB en 17q21.1 ; celui de la MPS IIID en 12q14). Celui de la MPS IIIC a été localisé récemment sur le chromosome 8 en 8p11-8 q11. La transmission des quatre maladies de Sanfilippo se fait sur un mode récessif autosomique.

Les héparane sulfates jouent en particulier un rôle de régulateur dans la migration cellulaire, la guidance axonale, la synaptogénèse et la plasticité structurale des cellules neuronales expliquant que leur présence excessive puisse induire des dysfonctionnements importants au niveau cérébral. En outre, des changements secondaires dans les fonctions métaboliques et cellulaires ont été mis en évidence dans des modèles de MPS III (augmentations secondaires d’autres hydrolases acides, augmentation des concentrations en gangliosides GM2 et GM3, phénomènes inflammatoires,…). La relation entre ces modifications et les désordres neurologiques n’est pas élucidée.

Presentation Clinique

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Signes de début
Les premiers symptômes de cette maladie apparaissent habituellement entre 2 et 6 ans. Il s’agit principalement de troubles du comportement (hyperkinésie, agressivité) associés à des troubles du sommeil parfois importants, et à une stagnation des acquisitions (retard de langage, contrôle sphinctérien rarement acquis) et alors que les signes dysmorphiques sont modérés. Dans les formes précoces, des accès de terreur inexpliqués peuvent survenir dès les premiers mois de vie : le nourrisson hurle et déclenche un pseudo-Moro comme s’il tombait dans le vide ; l’enfant plus grand peut se mettre à pleurer en boucle comme s’il avait mal ou était inconfortable.
Ces enfants ont souvent une macrocéphalie, une taille normale voire une avance staturale au début, des traits un peu grossiers, un hirsutisme avec des cheveux épais et drus. Une hépatosplénomégalie modérée peut être retrouvée surtout chez les enfants jeunes. Des otites à répétition sont fréquemment notées depuis la première année de vie, avec une hypertrophie éventuelle des végétations adénoïdes et des amygdales, et une atteinte auditive mixte fréquente.
Les signes ostéo-articulaires sont plus discrets ou tardifs : un discret flessum des coudes est fréquent ; la raideur d’autres articulations (épaules, hanches, genoux) est plus tardive. Sur le plan radiologique, un éventuel aspect de rostre (sur les dernières vertèbres dorsales ou la première vertèbre lombaire) ou de dysostose multiple (habituellement minime ici) sont des éléments d’orientation aspécifiques vers une MPS.
La découverte d’un souffle cardiaque peut correspondre à une dysplasie valvulaire mitrale ou aortique, mais l’atteinte de la fonction cardiaque est tardive. Les épisodes récurrents de diarrhée motrice ont tendance à s’estomper avec l’âge. La survenue d’une puberté précoce est possible.

Evolution
Une déformation cypho-scoliotique du rachis ou une ostéochondrite des têtes fémorales complique plus rarement l’évolution orthopédique que dans les autres mucopolysaccharidoses.
L’évolution est marquée par une progression nette de l’atteinte neurologique à partir de la fin de la première décennie : régression puis perte des acquisitions psychomotrices (apraxie puis perte de la marche, de la station assise, de l’intérêt pour l’environnement et de la mastication-déglutition), atteinte pyramidale et/ou manifestations extrapyramidales (akinésie, rigidité plastique ou tremblements d’action ; parfois syndrome dystonique, ou dyskinétique souvent accentué ou favorisé par un traitement neuroleptique).
Une rétinopathie pigmentaire peut être observée. Une neuropathie périphérique, se manifestant par une amyotrophie et des troubles vasomoteurs à prédominance distale (en gants et en chaussettes) avec hyporéflexivité ostéotendineuse , peut être source de douleurs ; elle est de type axonal sensitivo-moteur à l’électromyogramme.
Une épilepsie survient souvent au cours de l’évolution, chez le grand enfant ou l’adolescent : les crises épileptiques sont le plus souvent généralisées et peu fréquentes, bien contrôlées par une monothérapie anti-épileptique.
L’imagerie cérébrale (scanner ou IRM) montre une atrophie corticale puis cortico-sous-corticale progressivement sévère tandis que se complètent la perte d’autonomie sociale, motrice, alimentaire et la perte de communication.
Les enfants atteints de cette maladie décèdent habituellement à la fin de la deuxième décennie dans un tableau de dégradation psychomotrice très sévère, associée à une tétraplégie spastique avec ses complications orthopédiques, des troubles de l’alimentation et du transit, des complications respiratoires qui nécessitent un traitement symptomatique aussi précoce et adapté que possible.
Les phénotypes cliniques des maladies de Sanfilippo A, B, C et D sont assez semblables mais sont hétérogènes y compris parfois dans une même famille. Le type A est plus souvent sévère avec un début plus précoce, et un décès vers la fin de la deuxième décade, mais des patients adultes ont été rapportés dont un cas de cardiomyopathie isolée et révélatrice chez un patient adulte. Les types B, C et D sont plus hétérogènes.

Diagnostic biologique

La mise en évidence de cellules de surcharge (cellules de Gasser,…) dans le sang ou la moelle peut constituer un élément d’orientation mais est peu spécifique.

Le diagnostic biochimique

  • L’étude des glycosaminoglycanes (mucopolysaccharides) dans l’urine permet de mettre en évidence une présence anormale et isolée d’héparane sulfate confortant l’orientation diagnostique vers une maladie de Sanfilippo. Mais cette recherche peut être négative si l’on se contente d’une mesure quantitative ne séparant pas les différentes fractions excrétées de mucopolysaccharides, en particulier dans les formes modérées de l’adulte, car l’excrétion urinaire d’héparane sulfate diminue au-delà de l’adolescence. L’étude des glycosaminoglycanes urinaires s’est révélée complètement négative à la fois au plan quantitatif et qualitatif, dans une famille d’adultes atteints de MPS IIID à forme extrêmement modérée rapportée dans la littérature.
  • La mise en évidence du déficit enzymatique se fait par la mesure de l’activité des différentes enzymes dans le sérum (MPS IIIB seulement) ou les leucocytes et les fibroblastes (pour les quatre sous-types). Pour les types IIIA et IIID, la mesure d’une autre sulfatase est indispensable pour exclure un déficit multiple en sulfatases (maladie d’Austin). L’identification des mutations chez le malade permet une détection fiable des hétérozygotes dans les familles.

Le diagnostic moléculaire

La recherche des mutations est possible lorsque le gène de l’enzyme est connu, notamment pour faciliter les études familiales et essayer d’établir des corrélations génotype-phénotype qui restent limitées par l’hétérogénéité des mutations. Toutefois quelques mutations plus fréquentes ont été décrites dans la MPS IIIA en fonction de l’origine géographique : mutation R245H en Hollande (58% des allèles), en Australie (41% des allèles) et en Allemagne (35% des allèles), mutation 1092delC en Espagne (46% des allèles), mutation R74C en Pologne (56% des allèles), mutation R456H en Australie (43% des allèles) et en Espagne (32% des allèles), mutation S66W en Italie (29% des allèles),…

Le diagnostic prénatal

Il est possible par la mesure de l’activité enzymatique correspondante réalisée soit dans une biopsie trophoblastique prélevée à la 8–9ème semaine de grossesse, soit plus tardivement dans les amniocytes cultivés après amniocentèse après la 14ème semaine de grossesse, même si l’étude des glycosaminoglycanes dans le surnageant du liquide amniotique peut donner une première indication. Le diagnostic est également possible par la recherche des mutations identifiées chez le patient index après avoir vérifié la ségrégation des allèles par l’étude de l’ADN des parents.

Traitement

Traitement symptomatique
Le caractère progressif de la maladie de Sanfilippo, comme des autres mucopolysaccharidoses, nécessite une évaluation régulière clinique et paraclinique pour adapter au mieux le traitement symptomatique et prévenir certaines complications.
Le traitement des troubles du comportement et du sommeil est difficile. Il fait appel aux antihistaminiques ou aux neuroleptiques sédatifs au début de la maladie, plus qu’aux benzodiazépines qui peuvent avoir un effet paradoxal. Le méthylphénidate ne paraît pas efficace pour traiter l’hyperkinésie de ces enfants. Les antidépresseurs tricycliques (Laroxyl°, Tofranil°, Anafranyl°) ont un bon effet sédatif en particulier nocturne, peut-être du fait de leur action antalgique sur d’éventuelles douleurs neuropathiques. La mélatonine semble donner d’assez bons résultats pour régulariser le sommeil et retrouver un meilleur rythme veille-sommeil.
L’épilepsie est habituellement peu active et son traitement facile à équilibrer. Il repose en première intention sur le valproate de sodium, ou sur la carbamazépine ou l’oxcarbazépine dont on peut également espérer un effet bénéfique sur le comportement et/ou d’éventuelles douleurs neuropathiques. Les troubles extrapyramidaux sont peu sensibles aux traitements spécifiques en dehors de l’arrêt des médications neuroleptiques. Le baclofène peut être utile pour diminuer la spasticité.
Le recours à une prophylaxie de l’endocardite bactérienne en cas de soins dentaires est systématique dès lors qu’il existe une valvulopathie. Les soins dentaires nécessitent souvent une anesthésie en raison des troubles du comportement. La kinésithérapie d’entretien articulaire, et surtout les appareillages orthopédiques (par exemple des attelles nocturnes pour prévenir l’aggravation d’un équin chez un enfant encore marchant) sont souvent mal acceptés ; le recours à un corset est parfois nécessaire pour stabiliser une déformation scoliotique. De même, en cas de surdité perceptive, la mise en place et la tolérance d’un appareillage auditif peuvent être difficiles, comme l’évaluation de son bénéfice.

Traitement spécifique

Il n’y a pas actuellement de traitement spécifique disponible pour les maladies de Sanfilippo humaines.
Dans cette maladie, la greffe de moelle osseuse n’a pas d’indication : elle a été tentée mais n’a aucun effet sur le cours neurologique de la maladie même si elle est réalisée au stade présymptomatique. De même la thérapeutique enzymatique substitutive se heurte à l’obstacle de la barrière hémato-méningée.
Des études de thérapie génique sur des modèles animaux se développent en particulier dans les maladies de Sanfilippo de types A et B.

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L'ISMRD (organisation américaine) et ses partenaires lancent un appel d'offre auprès des chercheurs pour financer des projets sur les maladies de Hunter (MPS II) et Sanfilippo (MPS III). Message original et contact : ISMRD and partner organisations call for Letters of Intent for research on Mucolipidosis Type II and Type III. Up to $150,000 available. ISMRD, along with our partners the US National MPS Society, the Wagner Foundation, the Spanish MPS Society, the Australian MPS Society and the Irish MPS Society, are proud to announce the launch of a call for letters of intent from(...)Lire la suite...

Appel d’offre MPS Society

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Conférence - Débat, le jeudi 5 mars 2015 Patients, Parents, Médecins témoignent ensembles pour un échange de regards sur le traitement des maladies lysosomales autour de deux exemples concrets. Maladie de Gaucher, bénéfices et limites du premier traitement par enzymothérapie dans les maladies lysosomales avec les témoignages d’un patient et du Docteur Nadia Belmatoug, Coordinatrice du Centre de Référence Maladies Lysosomales à l’ Hôpital Beaujon Maladie Sanfilippo B, participer à un essai clinique innovant en thérapie génique, entre espoirs et craintes avec les témoignages d’un parent et du(...)Lire la suite...

Différentes voies d’administration d’une enzyme contre des troubles neurodégénératifs

Comparaison de différentes voies d’administration d’une enzyme recombinante pour la prévention des troubles neurodégénératifs dans les maladies lysosomales Neuf maladies lysosomales bénéficient aujourd’hui d’un traitement spécifique basé sur l’apport de l’enzyme défaillante chez les malades. Il s’agit des maladies de Gaucher (type 1 et 3), de Fabry, de Pompe, de MPS I (Hurler/Hurler-Scheie et Scheie), de MPS II (Hunter), de MPS VI (Maroteaux-Lamy), de la maladie de MPS IV (Morquio type A) et depuis fin 2015 des maladies de Wolman et de surcharge en ester du cholestérol. Cet apport se fait grâce à une(...)Lire la suite...

VML, acteur de la recherche scientifique

Depuis 1990, près de 300 projets de recherche financés par l'association VML pour un montant de 5,3 millions €. chiffres 2014. Soutenir la recherche pour trouver les thérapies de demain est un des objectifs à l'origine de la création de l'association VML par des patients et parents voulant mettre en commun leur énergie. Cet objectif, nous le poursuivons toujours ensemble, grâce à vos dons. Les avancées, les succès enregistrés aujourd'hui sont aussi les votres pour y avoir contribué en soutenant l'association. Retour sur un succès partagé par VML L'exemple le plus actuel concerne l'essai clinique(...)Lire la suite...

Identification des oligosaccharides d’héparanes sulfates pathogènes dans le syndrome de Sanfilippo

Post doctorant Eric TRECHEREL dans l’équipe du Docteur Jérôme AUSSEIL INSERM U1088 Financement bourse post-doctorant VML 2013 : 41 000€ Descriptif : identification des oligosaccharides d’héparanes sulfates pathogènes dans le syndrome de SanfilippoLire la suite...

Evaluation de la Ginesteine dans la maladie de Sanfilippo (MPSIII)

Docteur Brian BIGGER Stem Cell & Neurotherapies Laboratory, University of Manchester Financement bourse VML 2013 : 4 000 € Financement dans le cadre d’un projet commun à plusieurs associations européennes, dont MPS Society UK principal financeur Descriptif : Evaluation de la Ginesteine dans la maladie de SanfilippoLire la suite...

Vers une thérapie génique de la MPS III C (maladie de Sanfilippo type C)

Docteur Alexey PSHEZHETSKY Docteur Brian BIGGER Docteur Thierry LEVADE Financement bourse VML-AFM 2013 : 29 260 € Descriptif : Vers une thérapie génique de la MPS III C (maladie de Sanfilippo type C) : étude de l’efficacité de l’administration intracérébrale à long terme du virus adéno-associé AAV-hHGSNAT dans le modèle souris.Lire la suite...

Cérémonie des Clés du Lysosome 2014

La 8ème Cérémonie des Clés du Lysosome s'est tenue à l'Ecole du Val de Grâce, le mardi 14 octobre 2014. Les Clés du Lysosome sont une distinction venant honorer l'engagement concret d'acteurs scientifique, médical, politique, associatif dans la lutte contre la maladie et le handicap. Un engagement, des actions qui ont changé la vie et l’avenir des patients et familles touchés par les maladies Lysosomales. C’est en leur nom à tous que l’association Vaincre les Maladies Lysosomales remet ses Clés du Lysosome. Cette donc l'Ecole du Val de Grâce qui a offert un cadre historique et symbolique(...)Lire la suite...

Génétique et Transmission dans la maladie de Sanfilippo - un livret VML

L'association VML réalise un nouveau livret dans sa collection "Génétique et Transmission - les questions que je me pose". C'est au tour de la maladie de Sanfilippo (MPS III) d'être éditée, après les livrets sur les maladies de Gaucher, Pompe, Niemann Pick. Ce livret est destiné aux parents, aux familles, aux médecins, personnels de santé ou de centre d'accueil qui souhaitent mieux comprendre la maladie de Sanfilippo. Ce livret est composé de deux grandes partie. La première fait le point sur les notions de génétique pour comprendre d'où vient la maladie en proposant de reprendre un certain nombre de(...)Lire la suite...

Journée Maladie de Sanfilippo - MPS III

Journée d'information VML consacrée aux Maladies de Sanfilippo - MPS III types A, B, C et D. RENDEZ-VOUS A PARIS LE DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 Ouvert aux parents et personnels médicaux-sociaux concernés par cette maladie. La recherche avance, des essais thérapeutique sont en cours, c'est pourquoi Vaincre les Maladies Lysosomales vous propose une journée d'information en présence d'experts reconnus. Une journée pour faire ensemble le point sur l'actualité thérapeutique et sur des sujets du quotidien pour vivre la maladie. Une journée pour comprendre, posez vos questions aux intervenants, rencontrer(...)Lire la suite...

Mise au point de nouveaux chaperons pharmacologiques à base d’iminosucres-C-glycosides pour le traitement du syndrome de Sanfilippo de type B

Docteur Ram SAGAR Université de Poitiers, France (Equipe du Dr Yves BLERIOT) Financement bourse VML 2012 : 46 400 € Descriptif et intérêt : Il s’agit de poursuivre un projet de synthèse de molécules chaperonnes utilisées comme thérapie pour la MPS III B (voir appel d'offres 2010 Yves Blériot). Les molécules synthétisées précédemment se sont avérées insuffisamment sélectives. Le projet consiste à reprendre ces molécules et à les modifier pour les rendre plus spécifiques et(...)Lire la suite...

Maladie de Sanfillipo type B : essai en thérapie génique

Depuis son origine, VML suit et s’est impliqué financièrement dans des projets de recherche pour la maladie de Sanfilippo. Aujourd’hui, ces efforts se concrétisent par la mise en place d’un essai clinique de thérapie génique intracérébrale pour le type B. Toute la partie fondamentale et préclinique a été conduite pendant plus de 15 ans par le docteur Jean-Michel Heard de l’Institut Pasteur, et que l'association VML a financièrement soutenu par l'attribution de plusieurs bourses de recherche. Par la suite, plusieurs médecins ont rejoint ce projet et ont participé à la réflexion et aux démarches du(...)Lire la suite...

Mise au point et évaluation de nouveaux chaperons chimiques pour le traitement de la maladie de Sanfilippo type B

Docteur Yves BLERIOT CNRS Poitiers Financement bourse VML 2010 : 20 000 € Descriptif et intérêt : Ce travail devrait permettre de mieux appréhender le mécanisme de l'enzyme responsable de la maladie de Sanfilippo type B au niveau moléculaire, d'identifier et de caractériser des chaperons chimiques pour cette pathologie et d'étendre l'utilisation de cette nouvelle famille de composés à d'autres maladies lysosomales.Lire la suite...

Thème : Approches thérapeutiques

Conception et évaluation de nouveaux chaperons chimiques à base d'azépanes polysubstitués pour le traitement des maladies de Sanfilippo, Tay-Sachs et Sandhoff Dr Yves BLERIOT CNRS UMR 7611 - Université Paris 6 Financement bourse VML : 25 000 € Descriptif et intérêt : Le projet a pour but d'explorer une nouvelle famille de chaperons chimiques pour les glycosidases (un groupe d'enzymes mutées), les azépanes polyhydroxylés, afin d'envisager un traitement des maladies de Sanfilippo, de Tay-Sachs et de sandhoff. Les azépanes polyhydroxylés sont des structures dérivées de sucres, plus flexibles et plus(...)Lire la suite...

Incidence de la douleur chez des enfants atteints de maladies lysosomales

Florence REITER Financement bourse VML : 10 000 € Souhaitée et financée par VML, les résultats d'une étude portant sur la douleur chez l'enfant malade sont à présent publics. Réalisée par Mademoiselle Florence REITER, psychologue, cette étude visait non seulement à mieux appréhender la douleur chez les jeunes patients, mais également à modifier sa compréhension et son appréhension dans la maladie et le polyhandicap par le corps médical. Concrètement cette étude a déjà eu pour conséquence l’intervention régulière, dans les CMD (Consultation Multi-Disciplinaire) où elle s’est déroulée, de personnel spécialisé(...)Lire la suite...

Anomales intrinsèques morphologiques et de développement des neurones de souris MPS III b (maladie de Sanfilippo type b)

Mickaël HOCQUEMILLER INSERM U622, Institut Pasteur Financement bourse VML : 13 000 € Descriptif : Cette étude doit montrer que l'absence de l'enzyme NaGlu engendre des anomalies morphologiques et une altération du transport vésiculaire des neurones. Une meilleure compréhension des mécanismes par lesquels les oligosaccharides d'héparane sulfates perturbent la régulation du trafic vésiculaire permettra de déterminer de nouvelles cibles thérapeutiques notamment dans la maladie de Sanfilippo(...)Lire la suite...

Thérapie génique dans les maladies neurodégénératives de Hurler et Sanfilippo

Jean-Michel HEARD Institut Pasteur - Paris Financement bourse VML : 30 000 €Lire la suite...

Thérapie génique des maladies de MPS IIIa, de MPS VII et de l’alpha-mannosidose à l’aide de vecteur Gutless CAV-2

Eric KREMER Institut de génétique moléculaire - Montpellier Financement bourse VML : 12 500 €Lire la suite...

Le métabolisme des glycosphingolipides dans la maladie de Niemann-Pick type C et des mucopolysaccharidoses

Lucie VEROT INSERM U 189 - Lyon Financement : 12 800 €Lire la suite...

Mécanismes de diffusion des enzymes lysosomales dans le cerveau après injection directe dans le stratum de vecteurs transfert de gènes

Jean-Michel HEARD Institut Pasteur - Paris Financement bourse VML : 30 000 €Lire la suite...

Identification du mécanisme moléculaire impliqué dans la MPS III C, maladie innée de l’enfance

Jérôme AUSSEIL Hôpital Sainte Justine - Canada Financement bourse VML : 4 878 €Lire la suite...

Identification du mécanisme moléculaire impliqué dans la MPS IIIC, maladie innée de l’enfance

Jérôme AUSSEIL Hôpital Sainte Justine - Canada Financement bourse VML : 16 500 €Lire la suite...

Identification du mécanisme moléculaire impliqué dans la MPS IIIC, maladie innée de l’enfance

Jérôme AUSSEIL Hôpital Sainte Justine - Canada Financement bourse VML : 14 600 €Lire la suite...

Thérapie génique pour les mucopolysaccharidoses

Jean-Michel HEARD Institut Pasteur - Paris Financement bourse VML : 27 400 €Lire la suite...

Thérapie génique pour les mucopolysaccharidoses

Jean-Michel HEARD Institut Pasteur - Paris Financement bourse VML : 30 500 €Lire la suite...

Thérapie génique pour les mucopolysaccharidoses

Jean-Michel HEARD Institut Pasteur - Paris Financement bourse VML : 30 500 €Lire la suite...