Faites un don

Accueil > Les Maladies Lysosomales > Présentation des Maladies > MPS II (Hunter)

MPS II (Hunter)

Comprendre

La maladie de Hunter, ou mucopolysaccharidose de type II (MPS II), est une maladie de surcharge lysosomale du groupe des mucopolysaccharidoses. La mucopolysaccharidose de type II est une maladie évolutive, progressive, multisystémique. Elle est d’origine génétique et rare.

La première description clinique de la maladie de Hunter date de 1917.

Sa prévalence est estimée entre 1/72 000 à 1/132 000 naissances masculines (extrêmement rare chez les filles). Cela nous permet d’estimer le nombre de malade en France à un chiffre entre 110 et 130 patients, et environ 6 nouveaux cas par an.

Il s’agit d’une maladie génétique transmise sur le mode récessif lié au chromosome X. De ce fait seuls les garçons sont en principe touchés. Les filles sont porteuses de la maladie mais le diagnostic pour elle est rare - mais quelques cas de filles malades ont été décrits : dans la plupart des cas, une inactivation déséquilibrée de l’X entraînait une expression préférentielle de l’X muté.

Sur un plan biochimique, la maladie de Hunter (MPS II) est due à un déficit en enzyme iduronate 2-sulfatase (IDS). L’enzyme IDS permet la dégradation (hydrolyse) de certaines substances appelées glycosaminoglycanes (GAG) (notamment dermatane-sulfate (DS) et d’héparane sulfate (HS)). Les GAG sont des substances complexes produites par l’organisme et que l’on retrouve dans tous les types de tissu conjonctif. Le tissu conjonctif soutient les organes et les tissus. Il compose également le cartilage des os pendant la croissance, des articulations et des valves cardiaques.
Le déficit de l’enzyme IDS est responsable d’une accumulation lysosomale des glycosaminoglycanes (GAG) dans la plupart des cellules. Cet accumulation va entrainement des dysfonctionnements tissulaires et organiques, notamment sur les voies respiratoires, le cœur, le foie, la rate, les os, les articulations et le système nerveux central, provoquant une maladie évolutive.

Le gène codant pour l’IDS à l’origine de cette maladie est localisé sur le chromosome X en Xq28 et environ 320 anomalies géniques différentes ont été identifiées.

Il existe un éventail de formes cliniques allant de formes sévères (les plus fréquentes), caractérisées par une régression psychomotrice précoce aboutissant à une déficience intellectuelle et neurologique, à des formes atténuées caractérisées par une intelligence conservée, un syndrome dysmorphique et des dysostoses moins marqués.

Généralement les signes absents à la naissance de l’enfant apparaissent progressivement vers 2 - 3 ans. Chaque patient présente sa propre évolution de la maladie mais parmi les symptômes les plus courants notons : visage aux traits marqués avec élargissement du crâne, des raideurs articulaires, augmentation du volume du foie et de la rate, insuffisance cardiaque chronique, broncho-pneumopathie obstructive accompagnée d’apnées du sommeil, troubles de l’élocution et de l’audition, syndrome du canal carpien et dans les formes graves, atteinte du système nerveux central (SNC). Des signes de l’ordre de l’hyperactivité, obstination, agressivité peuvent être observés

Pour les patients atteints de la forme la plus sévère, l’espérance de vie est très diminuée, de l’ordre de l’adolescence. Dans la forme modérée, les patients atteignent l’âge adulte, parfois même jusqu’à plus de 60 ans pour les moins sévèrement atteints.

Traitements
En l’absence de traitement simple et efficace, aujourd’hui on ne guérit pas de la maladie de Hunter, mais la prise en charge a été grandement améliorée ces dernières années.

Les patients bénéficient désormais d’un traitement par thérapeutique enzymatique substitutive par perfusion d’enzyme recombinante (idursulfase). Ce traitement a obtenu l’AMM européenne (autorisation de mise sur le marché) en 2007 pour le traitement à long terme des patients. Les essais cliniques ont montré une amélioration de la marche et de l’atteinte respiratoire et des résultats significatifs sur la taille du foie ou de la rate et l’atteinte cardiaque. Il n’existe aucune donnée montrant une amélioration neurologique.

Les patients se verront aussi proposés de nombreux traitements symptomatiques pour répondre aux différentes complications.

La greffe de moelle osseuse longtemps proposée n’est plus reconnue comme une indication dans la maladie de Hunter. (améliorations limitées, peu ou pas d’effet sur le plan neurologique, risques chirurgicaux importants ...)

Le diagnostic de la maladie de Hunter.
C’est sur l’observation de symptômes que le médecin va orienter le patients vers un diagnostic biologiques de la maladie.

Le premier test se fait sur les excrétions urinaire pour mettre en évidence une dose accrue des GAG (DS et HS). Des valeurs anormales indiquent la présence éventuelle d’une maladie de type MPS.
La MPS II sera confirmée ensuite par la mise en évidence du déficit enzymatique en IDS dans le sérum, les leucocytes, ou les fibroblastes cultivés. La mesure d’une autre sulfatase est indispensable pour exclure un déficit multiple en sulfatases (maladie d’Austin, une autre maladie lysosomale). Un autre diagnostic va permettre de différencier la maladie de Hunter avec une autre mucopolysaccharidose, la MPS de type I (maladie de Hurler).

Ce diagnostic pourra être complété par une étude génétique du gène codant l’IDS. Cette étude génétique sera indispensable pour la réalisation d’un conseil génétique adapté (en cas de nouvelle grossesse) et le dépistage des femmes conductrices (enfants, parents, fratrie).

Dépistage de la maladie de Hunter
Un test génétique est possible. Il sera proposé aux fammes ayant déjà un enfant malade (ou famille à risque dû à des antécédents), permettant ainsi d’envisager une grossesse en toute sécurité. Le test peut aussi permettre de diagnostiquer précocement la fratrie d’un enfant malade.

>> Pour les couples ayant déjà eu un enfant atteint (ainsi que les femmes ayant été dépisté porteuse et les familles à risque dû à des antécédents) peuvent bénéficier du diagnostic prénatal. Il est actuellement réalisé par un test génétique.

>> Pour la fratrie, il est possible de dépister cette maladie chez les personnes à risque (sœurs du malade) avant qu’elle ne se déclare. Les tests génétiques permettent d’identifier dans la famille du malade les porteurs sains et les personnes atteintes de la maladie qui n’auraient pas encore développé les symptômes. En cas de résultats positifs, ce dépistage et diagnostic précoces vont permettre une meilleure prise en charge mais en l’absence de traitement spécifique, ils n’assurent pas une guérison.

Professionnel

Mise en garde :
Les informations figurant dans la présente fiche détaillée sont rédigées par un ou plusieurs experts, puis validées par un Comité Scientifique et Médical. Elle s’adresse par son contenu et sa description à des médecins. Une grande variabilité d’expression pouvant se manifester au sein d’une même maladie lysosomale, les informations présentées peuvent ne pas s’appliquer à un cas particulier. Il est donc important d’analyser ces informations avec son médecin traitant, à la lumière de sa propre situation.

Source : Atlas Médical VML - Docteur Nathalie GUFFON - Docteur Roseline FROISSART - Octobre 2006

La mucopolysaccharidose de type II, maladie de Hunter, est due au déficit en iduronate-2-sulfatase (IDS). La première description clinique de la maladie de Hunter date de 1917.

La mucopolysaccharidose de type II (MPS II), ou maladie de Hunter, est une maladie de surcharge lysosomale, du groupe des mucopolysaccharidoses. Sa prévalence est estimée entre 1/72 000 à 1/132 000 naissances masculines (extrêmement rare chez les filles).

Il existe un éventail de formes cliniques allant de formes sévères (les plus fréquentes), caractérisées par une régression psychomotrice précoce, à des formes atténuées.

L’enfant est normal à la naissance et ne présente pas de signes, qui n’apparaissant que progressivement.

Le tableau clinique des formes sévères associe hernies, dysmorphie faciale (macroglossie, bouche constamment entrouverte, traits épais), hépatosplénomégalie, limitations articulaires, syndrome du canal carpien, dysostose multiple, petite taille, troubles du comportement et dégradation psychomotrice aboutissant à une déficience intellectuelle, surdité, atteinte cardiaque et respiratoire, signes cutanés (aspect en peau d’orange au niveau des omoplates et des cuisses) ; par contre, les cornées sont classiquement claires.

Les formes atténuées sont caractérisées par une intelligence conservée, un syndrome dysmorphique et des dysostoses moins marqués et une survie prolongée.

La MPS II est due au déficit en iduronate 2-sulfatase (IDS) responsable de l’accumulation dans les lysosomes des différents tissus de dermatane-sulfate (DS) et d’héparane sulfate (HS). Le gène codant pour l’IDS est localisé en Xq28 et environ 320 anomalies géniques différentes ont été identifiées. Il s’agit de la seule mucopolysaccharidose transmise sur le mode récessif lié à l’X.

Seuls les garçons sont en principe touchés, mais environ douze cas de filles malades ont été décrits : dans la plupart des cas, une inactivation déséquilibrée de l’X entraînait une expression préférentielle de l’X muté.

L’excrétion urinaire accrue de DS et HS oriente le diagnostic biologique confirmé par la mise en évidence du déficit enzymatique en IDS dans le sérum, les leucocytes, ou les fibroblastes cultivés. La mesure d’une autre sulfatase est indispensable pour exclure un déficit multiple en sulfatases (maladie d’Austin). L’autre diagnostic différentiel est la mucopolysaccharidose de type I (MPS I - Hurler) pour les garçons.

Chez les femmes à risque, l’étude de l’activité enzymatique n’est pas un indicateur fiable de leur statut (conductrice ou non) du fait de la possibilité d’une inactivation déséquilibrée de l’X. Cette détermination peut être réalisée par étude moléculaire lorsque la mutation a été identifiée chez le malade. Le diagnostic prénatal n’est réalisé qu’en cas de foetus de sexe masculin, par étude de l’activité IDS ou par la recherche de la mutation identifiée chez le malade, après biopsie de trophoblaste ou amniocentèse.

En dehors des traitements symptomatiques, nécessitant le recours à une équipe multidisciplinaire, l’allogreffe de moelle osseuse n’est pas recommandée car elle n’empêche pas la détérioration intellectuelle.

Une thérapeutique enzymatique substitutive par perfusion d’enzyme recombinante (idursulfase) a obtenu l’AMM européenne (autorisation de mise sur le marché) en 2007 pour le traitement à long terme des patients. Les essais cliniques ont montré une amélioration de la marche et de l’atteinte respiratoire et des résultats significatifs sur la taille du foie ou de la rate et l’atteinte cardiaque. Il n’existe aucune donnée montrant une amélioration neurologique.

Pour les patients atteints de la forme la plus sévère, l’espérance de vie est très diminuée, le décès survenant généralement avant 20 ans par suite de complications cardio- respiratoires. Dans la forme modérée, les patients vivent jusqu’à l’âge adulte, parfois même jusqu’à plus de 60 ans pour les moins sévèrement atteints.

Métabolisme - Pathogénie - Génétique

L’iduronate-2-sulfatase hydrolyse spécifiquement le groupement sulfate en position 2 de l’acide iduronique présent dans le dermatane sulfate et l’héparane sulfate.
Le déficit en IDS est responsable de l’accumulation lysosomale progressive de ces deux glycosaminoglycanes entraînant des dysfonctionnements tissulaires et organiques. Compte tenu de leur large distribution, les manifestations de la mucopolysaccharidose de type II sont multisystémiques.

Le gène de l’IDS est situé sur la partie télomérique du bras long du chromosome X dans la région Xq28. Il comporte 9 exons et à une taille approximative de 24 Kb. Les études en biologie moléculaire ont permis de mettre en évidence dans 15 à 20% des cas une altération de grande taille (délétion totale ou partielle, réarrangements gène/pseudogène) et dans 80 à 85% des cas une altération de petite taille dont la plupart sont privées (plus de 300 mutations décrites).

Contrairement aux autres mucopolysaccharidoses, la transmission de la mucopolysaccharidose de type II se fait selon le mode récessif lié à l’X. De ce fait, seuls les garçons sont atteints. Les femmes conductrices transmettent leur X muté à la moitié de leurs enfants. A chaque grossesse, elles ont donc un risque de 50 % d’avoir un enfant atteint s’il s’agit d’un garçon et 50 % de donner naissance à une fille conductrice.
Une dizaine de cas de filles malades sont rapportés dans la littérature : dans la majorité des observations, ils sont expliqués par une inactivation déséquilibrée de l’X entraînant une expression préférentielle de l’X muté.

En l’absence de traitement simple et efficace de la maladie de Hunter, le dépistage des femmes conductrices est important afin de proposer un conseil génétique adapté. L’étude de l’activité IDS ne permet pas d’identifier de façon fiable les conductrices en raison de la possibilité d’une inactivation déséquilibrée de l’X. En conséquence, la détermination du statut de conductrice ou de non conductrice d’une femme à risque repose sur les études moléculaires quand la mutation du cas index est connue. L’incidence est estimée à environ 1/80 000 à 1/130 000 naissances masculines.

Présentation Clinique

Cyphose dorsale lors de l’acquisition de la station assise - JPEG - 36 ko

Cyphose dorsale lors de l’acquisition de la station assise
La présentation clinique de la mucopolysaccharidose de type II est très proche de celle de la mucopolysaccharidose de type I. Là aussi, il existe un continuum de présentations cliniques allant de la forme la plus sévère à une forme atténuée avec une intelligence conservée.
Le diagnostic est souvent plus tardif en raison de signes dysmorphiques et osseux, souvent moins marqués que dans le type I. Le diagnostic n’est généralement posé qu’entre l’âge de 2 et 4 ans.
La mucopolysaccharidose de type II se différencie de la mucopolysaccharidose de type I essentiellement par les données suivantes :

  • Syndrome dysmorphique et dysostoses moins marquées responsables du diagnostic tardif,
  • Les cornées sont classiquement claires bien que chez certains adultes de discrets dépôts cornéens soient visibles lors de l’examen à la lampe à fente et qu’ils existent histologiquement,
  • L’existence dans les formes sévères dès les 1ères années de vie de troubles du comportement importants : hyperactivité, obstination, agressivité, exubérance.
  • La fréquence de signes cutanés réalisant un aspect de peau d’orange au niveau de l’omoplate et/ou des cuisses

L’ensemble des autres manifestations cliniques est décrit pour la mucopolysaccharidose de type I.

Diagnostic biologique

L’étude des glycosaminoglycanes (mucopolysaccharides) urinaires permet d’orienter le diagnostic. Les patients ont une excrétion accrue et qualitativement anormale (présence de dermatane sulfate et d’héparane sulfate). Ces anomalies ne permettent pas de distinguer la mucopolysaccharidose de type II de celle de type I. Les patients les plus jeunes et présentant une forme sévère ont une excrétion très élevée. Par contre, l’excrétion peut être peu augmentée chez les patients les plus modérés.
Le diagnostic de certitude repose sur la mise en évidence du déficit en IDS dans les leucocytes, dans le sérum ou dans les fibroblastes en culture. La valeur de l’activité enzymatique ne permet pas de distinguer les formes sévères des formes modérées.
La détermination d’une deuxième sulfatase est indispensable pour éliminer un déficit multiple en sulfatase ou maladie d’Austin.
L’étude du gène de l’IDS permet seulement dans certains cas de prédire la sévérité du phénotype (grande délétion et grand remaniement génique). L’étude génétique est indispensable pour la réalisation d’un conseil génétique adapté et le dépistage des conductrices.
Le diagnostic prénatal est proposé à toutes les femmes reconnues conductrices par l’étude de la généalogie ou les études moléculaires, aux conductrices potentielles dont le statut de conductrice n’a pas été déterminé, aux mères d’un enfant atteint même si elles ne sont pas reconnues conductrices, car on ne peut exclure l’existence d’une lignée de cellules germinales porteuses de l’X muté (mosaïcisme germinal).
Il est actuellement proposé une détermination du sexe fœtal par prélèvement sanguin effectué à la maman à 8 semaines d’aménorrhée. Si le fœtus est de sexe masculin, le diagnostic prénatal est possible par détermination de l’activité IDS ou par la recherche de la mutation identifiée chez le cas index, le plus souvent dans les villosités choriales prélevées vers 10-12 semaines d’aménorrhée (longueur crânio-caudale : 35-45 mm) avec une étude en direct qui permet un résultat rapide (inférieur à 1 semaine) et une interruption médicale de grossesse précoce si nécessaire.

Traitement

Les traitements symptomatiques sont importants et sont du même type que ceux de la mucopolysaccharidose de type I (maladie de Hurler).

Les traitements spécifiques : Les traitements visant à corriger le déficit enzymatique sont d’une part la transplantation de moelle osseuse et d’autre part le traitement enzymatique substitutif.

La transplantation de cellules souches hématopoïétique (moelle osseuse) : La maladie de Hunter n’est actuellement pas reconnue comme une indication de transplantation médullaire.
Les patients ayant bénéficié d’une transplantation médullaire avec prise de greffe présentent une normalisation de leurs activités enzymatiques leucocytaires et de leurs excrétions urinaires des mucopolysaccharides au bout de 6 mois. La transplantation a un effet rapide sur l’infiltration des voies aériennes supérieures, sur l’hépatosplénomégalie, le morphotype, les lésions cardiaques sont stabilisées ou n’apparaissent pas, les amplitudes articulaires s’améliorent en poursuivant la kinésithérapie articulaire.

Le problème principal est le devenir cérébral des patients avec globalement trois groupes de réponses :

  • Les patients qui de toutes façons n’auraient pas eu d’atteinte cérébrale tirent un bénéfice de l’amélioration de leur état viscéral et de la stabilisation de l’état cardio-respiratoire,
  • Les patients atteints de la forme sévère présentant déjà des troubles du comportement avant la transplantation, présentent une régression psychomotrice plus lente et plus tardive avec perte de la marche à la puberté.
  • Un groupe de patients intermédiaires pour lesquels il y a eu une amélioration des troubles du comportement, absence de perte des capacités motrices mais une impossibilité d’apprentissages scolaires, et/ou d’accès à une vie autonome.

Le traitement enzymatique substitutif :

Une thérapeutique enzymatique substitutive par perfusion d’enzyme recombinante (idursulfase) a obtenu l’AMM européenne (autorisation de mise sur le marché) en 2007 pour le traitement à long terme des patients. Les essais cliniques ont montré une amélioration de la marche et de l’atteinte respiratoire et des résultats significatifs sur la taille du foie ou de la rate et l’atteinte cardiaque. Il n’existe aucune donnée montrant une amélioration neurologique.

retour sur les essais cliniques ayant conduit à cette enzymotherapie :
L’iduronate-2-sulfatase humaine est produite par génie génétique dans des lignées de fibroblastes humains (laboratoire Shire, anciennement TKT).
Les essais de phase I/II ont été conduits aux Etats-Unis chez 12 patients atteints de MPS II. Dans ce premier essai humain, trois doses de traitement ont été testées (0.15 mg/Kg toutes les deux semaines, 0.5 mg/kg toutes les deux semaines et 1.5 mg/kg toutes des deux semaines). Un patient de chaque groupe recevait un placebo. L’étude a été conduite pendant six mois en double aveugle et se poursuit par une extension ouverte avec un traitement à 0.5 mg/kg toutes les deux semaines pour l’ensemble des patients. Ce premier essai a mis en évidence une efficacité clinique objectivée par la réduction de l’excrétion urinaire des mucopolysaccharides, des volumes spléniques et hépatiques et une augmentation de la distance parcourue en six minutes.
Le traitement est bien toléré avec des réactions associées à la perfusion plus importantes dans le groupe recevant 1.5 mg/kg toutes les deux semaines pour un gain clinique peu important.
De ce fait, la dose choisie pour poursuivre le traitement était de 0.5 mg/kg toutes les deux semaines.
Cette étude a été suivie d’un essai clinique de phase II/III randomisé en double aveugle contre placebo, multicentrique et multinational. Cet essai clinique a comporté une première phase d’un an dans laquelle ont été inclus 96 patients répartis en trois groupes : un groupe placebo (32 patients), un groupe recevant l’IDS recombinante à raison de 0.5 mg/kg toutes les deux semaines (32 patients) et un groupe recevant le traitement à raison de 0.5 mg/kg toutes les semaines (32 patients). L’âge d’inclusion allait d’environ 5 ans à 31 ans. Les patients devaient avoir une capacité vitale forcée inférieure à 80% et être capable de réaliser tous les tests demandés dans l’étude. Ils ne devaient avoir ni trachéotomie, ni avoir reçu une transplantation de cellules hématopoïétiques.
L’objectif primaire de cette étude est un score composite comportant le pourcentage de modification de la capacité vitale forcée et l’amélioration de la distance parcourue en 6 minutes.
L’ensemble des données de cette étude n’est pas encore disponible. Les trois groupes de patients étaient relativement homogènes. Les résultats préliminaires ont montré une réduction importante de l’excrétion urinaire des glycosaminoglycanes chez les patients traités quelle que soit la fréquence d’administration. Sur le plan des objectifs primaires, il existe une amélioration de la distance parcourue en 6 minutes dans les groupes traités alors qu’il n’y a pas de modification significative dans le groupe placebo. L’amélioration est plus importante dans le groupe recevant le traitement toutes les semaines (p = 0.0131) que dans le groupe traité tous les 15 jours (p = 0.07132). De même l’amélioration de la capacité vitale forcée est plus nette dans le groupe de patients recevant le traitement toutes les semaines, en particulier lorsque la modification est exprimée en valeur absolue, avec alors une amélioration statistiquement significative pour le groupe recevant le traitement toutes les semaines (p = 0.0011). La réduction de l’hépatosplénomégalie est rapide et significative dans les deux groupes.
Sur le plan des amplitudes articulaires, il n’y a pas de différence statistique entre les différents groupes pour l’évaluation globale. Néanmoins, il est à noter une amélioration dans la mobilité des épaules et des coudes dans le groupe recevant le traitement toutes les semaines par rapport au placebo.
Sur le plan de la sécurité du traitement, il a été noté des réactions liées à la perfusion chez 68 % des patients sans différence statistiquement significative entre les différents groupes. Ces réactions ont été facilement contrôlées par une prémédication et/ou un ralentissement de la vitesse de perfusion.
Environ 10 % des patients traités avec l’enzyme recombinante ont développé des anticorps.
Le dossier de demande d’autorisation de demande d’AMM européenne a été déposé en fin d’année 2005. La réponse de l’agence européenne du médicament est attendue pour la fin d’année 2006.

Analyse métabolique globale des MPS par spectrometrie de masse

Analyse métabolique globale afin d'identifier des métabolites qui auront valeur de marquer de la maladie et valider un modèle mathématiquement prédictif pour un meilleur suivi clinique et de l’efficacité des traitements. Professeur Soumeya BEKRI Laboratoire de biochimie médicale Institut de Biologie Clinique CHU de Rouen Financement VML 2016 : 15 000€Lire la suite...

Homéostasie du fer dans les MPS

Homéostasie du fer dans les MPS Professeur Jérôme AUSSEIL Université de Picardie Jules Verne, Financement VML 2015 : 25 000 €Lire la suite...

Transition Enfant-Adulte et prise en charge des patients

Transition Enfant-Adulte dans la prise en charge des patients souffrant d'une maladie lysosomale Projet TENALYS Financement 2014 VML : 15 000 €Lire la suite...

Appel offre recherche MPS II et MPS III - ISMRD

L'ISMRD (organisation américaine) et ses partenaires lancent un appel d'offre auprès des chercheurs pour financer des projets sur les maladies de Hunter (MPS II) et Sanfilippo (MPS III). Message original et contact : ISMRD and partner organisations call for Letters of Intent for research on Mucolipidosis Type II and Type III. Up to $150,000 available. ISMRD, along with our partners the US National MPS Society, the Wagner Foundation, the Spanish MPS Society, the Australian MPS Society and the Irish MPS Society, are proud to announce the launch of a call for letters of intent from(...)Lire la suite...

Maladie de Hunter : Essai clinique de phase II-III

Maladie de Hunter - MPS II Il s'agit d'un essai clinique d’administration par voie intrathécale de l’enzyme idursulfase recombinante prévu pour débuter bientôt en France.Cet essai, dont le promoteur est le laboratoire Shire, a débuté en 2014 avec initialement 8 pays participants (USA, Argentine, Australie, Canada, Colombie, Mexique, Espagne, Angleterre). Il est prévu d’inclure un total de 48 patients âgés entre 3 et 18 ans. Quarante- deux patients sont inclus à ce jour. En plus des 48, un sous-groupe de l’étude permet d’inclure des patients de moins de 3 ans. Aujourd’hui Shire ouvre d’autres sites. En(...)Lire la suite...

Appel d’offre MPS Society

La MPS Society invite les chercheurs à répondre à son appel d'offre 2016. Society’s 2016 Research Grants Announced The National MPS Society funds research that may lead to treatments for MPS diseases and solicits applications for innovative research projects that involve basic research, translational studies and clinical research. The Application for Letter of Intent is available here (Word) APPLICATION MUST BE RECEIVED BY THE NATIONAL MPS SOCIETY ON OR BEFORE : 5:00pm (17:00) EDT April 13, 2016 FUNDING DATE July 7, 2016 Special consideration will be given to new investigators. 1.) Any(...)Lire la suite...

Les séjours répit avec Paliped

L'Association Paliped propose aux familles de l'association VML ses séjours familiaux de répit pour des familles ayant un enfant suivi en neurologie. Ces séjours ont lieu en Bretagne au centre d’accueil du FOSSO, situé à Gomené, dans les Côtes d’Armor (voir ci-dessous) Les dates de séjours 2016 sont : 23 au 27 avril 18 au 22 mai 21 au 25 septembre 16 au 20 novembre Si vous êtes intéressés par un de ces séjours, contactez Angela Coutinho à l'association VML. Elle s'assurera des places disponibles et vous mettra en relation avec l'équipe de Paliped. Le Centre d’accueil du FOSSO La capacité d’accueil(...)Lire la suite...

Les Lauréats des Clés du Lysosome 2015

La 9ème Cérémonie des Clés du Lysosome s'est déroulée le mardi 24 Novembre 2015 à l'Institut Imagine. La soirée a été ouverte par une intervention du Professeur Arnold MUNNICH, Pédiatre-généticien. Grand Prix INSERM de la recherche médicale, Membre de l’Académie des Sciences. VML soutient la recherche Anne-Sophie Lapointe, Présidente de VML, a ensuite présenté les projets de recherche qui ont été retenus par l'association dans le cadre de son appel d'offre 2015 et recevront un soutien financier. Le Docteur Catherine CAILLAUD, généticienne et responsable du laboratoire de diagnostic des maladies(...)Lire la suite...

Etude qualité de vie malades Hunter - MPS II

L’objectif de l’étude est d’évaluer la lourdeur générale de la maladie sur la qualité de vie des malades et des familles, sur le système de Santé et les services Sociaux en France. De documenter sur l’organisation et la qualité de la prise en charge clinique et de décrire les effets du traitement sur la progression de la maladie tels qu’elle est perçue par les cliniciens et les malades ou leurs parents. Rappel : La maladie de Hunter, ou MPS II, est induit par le défaut d’une enzyme (l’iduronate 2 sulfatase) qui conduit à l’accumulation de 2 molécules dans les cellules : l’héparane sulfate et le dermatane(...)Lire la suite...

Différentes voies d’administration d’une enzyme contre des troubles neurodégénératifs

Comparaison de différentes voies d’administration d’une enzyme recombinante pour la prévention des troubles neurodégénératifs dans les maladies lysosomales Neuf maladies lysosomales bénéficient aujourd’hui d’un traitement spécifique basé sur l’apport de l’enzyme défaillante chez les malades. Il s’agit des maladies de Gaucher (type 1 et 3), de Fabry, de Pompe, de MPS I (Hurler/Hurler-Scheie et Scheie), de MPS II (Hunter), de MPS VI (Maroteaux-Lamy), de la maladie de MPS IV (Morquio type A) et depuis fin 2015 des maladies de Wolman et de surcharge en ester du cholestérol. Cet apport se fait grâce à une(...)Lire la suite...

VML, acteur de la recherche scientifique

Depuis 1990, près de 300 projets de recherche financés par l'association VML pour un montant de 5,3 millions €. chiffres 2014. Soutenir la recherche pour trouver les thérapies de demain est un des objectifs à l'origine de la création de l'association VML par des patients et parents voulant mettre en commun leur énergie. Cet objectif, nous le poursuivons toujours ensemble, grâce à vos dons. Les avancées, les succès enregistrés aujourd'hui sont aussi les votres pour y avoir contribué en soutenant l'association. Retour sur un succès partagé par VML L'exemple le plus actuel concerne l'essai clinique(...)Lire la suite...

Cérémonie des Clés du Lysosome 2014

La 8ème Cérémonie des Clés du Lysosome s'est tenue à l'Ecole du Val de Grâce, le mardi 14 octobre 2014. Les Clés du Lysosome sont une distinction venant honorer l'engagement concret d'acteurs scientifique, médical, politique, associatif dans la lutte contre la maladie et le handicap. Un engagement, des actions qui ont changé la vie et l’avenir des patients et familles touchés par les maladies Lysosomales. C’est en leur nom à tous que l’association Vaincre les Maladies Lysosomales remet ses Clés du Lysosome. Cette donc l'Ecole du Val de Grâce qui a offert un cadre historique et symbolique(...)Lire la suite...

Maladie de Hunter (MPS II) : une nouvelle enzymothérapie

La maladie de Hunter (MPS II ou Mucopolysaccharidose de type II) est due au déficit d’une enzyme lysosomale appelée iduronate-2-sulfatase (IDS). Comme la plupart des maladies lysosomales, les atteintes sont multiples et la sévérité de la maladie très variable implique ou non des troubles neurologiques graves. Plus d’informations en cliquant sur maladie de Hunter. Un traitement actuellement disponible Cette maladie bénéficie actuellement d’une enzymothérapie substitutive, traitement spécifique consistant à perfuser par voie intraveineuse l’enzyme qui fait défaut. L’enzyme (iduronate-2-sulfatase (IDS))(...)Lire la suite...

Incidence de la douleur chez des enfants atteints de maladies lysosomales

Florence REITER Financement bourse VML : 10 000 € Souhaitée et financée par VML, les résultats d'une étude portant sur la douleur chez l'enfant malade sont à présent publics. Réalisée par Mademoiselle Florence REITER, psychologue, cette étude visait non seulement à mieux appréhender la douleur chez les jeunes patients, mais également à modifier sa compréhension et son appréhension dans la maladie et le polyhandicap par le corps médical. Concrètement cette étude a déjà eu pour conséquence l’intervention régulière, dans les CMD (Consultation Multi-Disciplinaire) où elle s’est déroulée, de personnel spécialisé(...)Lire la suite...

Le métabolisme des glycosphingolipides dans la maladie de Niemann-Pick type C et des mucopolysaccharidoses

Lucie VEROT INSERM U 189 - Lyon Financement : 12 800 €Lire la suite...

Caractérisation des transcrits majoritaires. Mécanismes moléculaires à l’origine de la maladie de Hunter (MPS II) chez deux sujets féminins

Stéphane CUDRY Service de Biochimie Pédiatrique - Lyon Financement bourse VML : 6 100 €Lire la suite...