Venglustat et gangliosidoses à GM2 : résultats de l’essai clinique AMETHIST

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Mieux comprendre les gangliosidoses à GM2

Les gangliosidoses GM2, qui regroupent principalement les maladies de Tay-Sachs et de Sandhoff, sont des maladies lysosomales rares et neurodégénératives. Elles sont causées par un déficit enzymatique empêchant la dégradation normale du ganglioside GM2, qui s’accumule alors progressivement dans les lysosomes des cellules et entraîne leur dysfonctionnement puis leur destruction.

L’accumulation dans les cellules nerveuses a un impact clinique majeur, les atteintes du système nerveux central dominent le tableau clinique et conditionnent l’évolution de la maladie.

On distingue classiquement trois grandes formes cliniques de gangliosidose GM2, selon l’âge d’apparition des premiers symptômes et la vitesse d’évolution de la maladie.

La forme infantile précoce est la plus sévère. Les premiers signes apparaissent généralement au cours de la première année de vie, après une période de développement initialement normal. Les enfants présentent une perte progressive des acquisitions motrices et cognitives, une hypotonie, des troubles visuels et auditifs, puis une atteinte neurologique globale rapidement évolutive. L’évolution est malheureusement très rapide et conduit au décès dans la petite enfance.

La forme juvénile ou subaiguë débute plus tard dans l’enfance. Elle se manifeste par des troubles de la coordination, des difficultés scolaires, des chutes ou des troubles du langage. L’évolution est progressive, avec une perte d’autonomie croissante à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

La forme tardive ou adulte est la plus hétérogène. Elle peut débuter à l’adolescence ou à l’âge adulte, parfois très tardivement. Les manifestations sont variables d’une personne à l’autre : troubles de la marche, de la coordination et de la dextérité fine, dysarthrie, tremblements, faiblesse musculaire, mais aussi troubles psychiatriques ou cognitifs. L’évolution est lente, sur plusieurs décennies, mais elle reste progressive et invalidante. Cette grande variabilité clinique complique à la fois le diagnostic et l’évaluation des traitements potentiels.

À ce jour, il n’existe aucun traitement capable de modifier l’évolution naturelle de ces maladies. Les prises en charge sont essentiellement symptomatiques et repose sur une approche pluridisciplinaire. Dans ce contexte, le développement du venglustat, un traitement de réduction de substrat administré par voie orale et capable de pénétrer dans le cerveau, a suscité beaucoup d’espoirs.

Comment agit le venglustat ?

Le venglustat est un inhibiteur de la synthèse des glycosphingolipides. Il agit en amont du processus pathologique en bloquant partiellement la production du glucosylcéramide, précurseur du GM2. En réduisant la quantité de substrat produite, le traitement vise à limiter l’accumulation du GM2 dans les cellules.

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